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| Altérations morphologiques
cérébrales et dépression |
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Les progrès de la neuro-imagerie
structurale et fonctionnelle de ces dernières
années ont permis de découvrir que de
multiples régions neuroanatomiques sont altérées
chez les individus déprimés. Les régions
d’intérêt les plus importantes dans
la dépression sont le cortex préfrontal,
l’amygdale et l’hippocampe :
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le cortex frontal et préfrontal
Le cortex préfrontal est la partie antérieure
du lobe frontal, située en avant des régions
prémotrices. Cette région est le siège
de différentes fonctions cognitives dites supérieures
(notamment la mémoire de travail, le raisonnement,
et plus généralement les fonctions exécutives).
Une diminution du volume du cortex préfrontal
dans la dépression majeure a été
de nombreuses fois retrouvée. Cette diminution
pouvant aller jusqu’à 48 %.
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l’amygdale
L’amygdale est une structure cérébrale
bilatérale située en profondeur, dans
la région antéro-inférieure du
lobe temporal. Physiologiquement il existe une asymétrie
droite-gauche. Elle reçoit de nombreuses
projections, principalement des régions sensorielles
du thalamus et du cortex, mais aussi de plusieurs autres
structures comme l’hippocampe et le cortex préfrontal.
Elle a un rôle dans la gestion des émotions,
de l’anxiété et des réactions
de peur. Les données de la littérature
sur les modifications fonctionnelles de cette structure
sont hétérogènes, peut-être
en raison de la petite taille de l’amygdale. Certaines
études rapportent une augmentation du volume
de l’amygdale droite, d’autres une augmentation
bilatérale lors du premier épisode dépressif
ou encore une perte de l’asymétrie physiologique.
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l’hippocampe
L’hippocampe est une structure bilatérale
et faisant partie du système limbique. Il s’agit
d’une structure corticale ancienne repliée
sur elle-même et située dans la face médiane
du lobe temporal. L’hippocampe a un rôle
dans le contrôle de l’humeur, la mémorisation
(un rôle primordial dans la mémoire épisodique
ou mémoire des événements personnels),
la concentration et l’acquisition des
connaissances. Un grand nombre de travaux d’imagerie
montrent une diminution du volume de l’hippocampe
(pouvant aller jusqu’à 19 %) chez les patients
déprimés. Cette atrophie est corrélée,
indépendamment de l’âge, à
la durée totale des phases dépressives
et semble s’aggraver avec la répétition
des épisodes. |
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