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L’état dépressif
est susceptible d’entraîner l’apparition
de perturbations cognitives. Ces difficultés
cognitives touchent essentiellement les capacités
attentionnelles, la mémoire et les fonctions
exécutives. Cette altération des fonctions
cognitives est souvent associée à une
intensité symptomatique plus élevée.
Le déficit cognitif peut atteindre une intensité
telle qu’il peut remplir les critères diagnostiques
d’un état démentiel. Chez
les patients souffrant de dépressions récurrentes,
la plupart des études montrent que les déficits
cognitifs sont plus sévères.
Certaines des anomalies cognitives peuvent persister
au-delà de l’épisode dépressif.
En effet, plus de 2/3 des patients ont une altération
résiduelle de la mémoire après
traitement de l’épisode. Cela
souligne l’importance d’évaluer les
fonctions cognitives des patients après le retour
à l’équilibre de l’humeur
pour mieux caractériser l’évolution
et la nature des symptômes non affectifs associés
au trouble dépressif. Certains chercheurs font
un lien direct entre les modifications structurales
observées au niveau du cortex préfrontal
et de l’hippocampe au cours d’un épisode
dépressif et la détérioration des
fonctions cognitives.
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