Toute la difficulté dans
l’utilisation des voies glutamatergiques dans
les troubles psychiatriques tient à deux aspects
essentiels de la transmission glutamatergique :

son
caractère ubiquitaire tout d’abord : à
la différence de systèmes dont l’organisation
anatomique est plus localisée, à l’exemple
du système dopaminergique, la transmission glutamatergique
n’est pas systématisée. Néanmoins
la plus forte densité de récepteurs glutamatatergiques
est retrouvée dans le cortex cingulaire antérieure,
dans la surface médiale du cortex préfrontal
et dans les hippocampes ;

l’excès
de stimulation glutamatergique est toxique : si la transmission
glutamatergique est excitatrice, à l’excès
elle déclenche une entrée massive de calcium
dans les neurones, entraînant la mort cellulaire
par apoptose. Donc l’équilibre est difficile
à trouver : une stimulation est excitatrice mais
peut conduire à la mort cellulaire.