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De nombreux travaux viennent aujourd’hui
étayer l’implication du glutamate dans
les mécanismes de neuroplasticité.
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Les effets du glutamate sur les
neurones sont très variables en fonction de sa
concentration et de la durée de l’excitation
: lors d’une exposition brève d’un
neurone au glutamate, on assiste à un phénomène
de neurotrophicité, avec un développement
d’épines dendritiques. Mais dès
lors que l’exposition s’intensifie ou se
prolonge, on observe au contraire un phénomène
de neurotoxicité, avec une régression
dendritique. Libéré de façon excessive
lors d’un stress, le glutamate favorise, via les
récepteurs NMDA et AMPA, la libération
de calcium dans la cellule, entraînant sa mort
par apoptose.
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Le glutamate joue également
un rôle central dans le phénomène
de potentialisation à long terme (LTP), dont
l’inhibition, observée dans les modèles
de dépression, est un marqueur des altérations
de l’efficacité synaptique, et donc de
la neuroplasticité. Ce phénomène,
qui survient en marge des remaniements structuraux (régression
dendritique, apoptose et neurogenèse hippocampique),
confirme l’existence d’une véritable
toxicité sur la neuroplasticité fonctionnelle
associée aux troubles comportementaux de type
dépression. |
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Plusieurs travaux menés
a Etats-Unis ont montré que les molécules
qui agissent spécifiquement sur les récepteurs
glutamatergiques NMDA (kétamine, mémantine)
ont des effets antidépresseurs rapides et prolongés,
avec une diminution presque instantanée et maintenue
dans le temps des scores de l’échelle de
dépression de Hamilton. Ces propriétés
antidépressives ont été mises en
évidence lors de tests pratiqués chez
la souris et chez l’homme : elles confirment
le rôle joué par le glutamate dans les
différents phénomènes dépressifs.
A l’inverse, l’administration d’antagonistes
des récepteurs NMDA inhibe l’atrophie des
cellules pyramidales de l’hippocampe induite par
le stress et stimule la neurogenèse. |
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Les altérations morphologiques
et fonctionnelles liées à la durée
d’exposition à la dépression non
traitée constituent des cicatrices cérébrales
qui augmenteraient de manière croissante le risque
de récurrences dépressives. Cependant,
en agissant sur le système glutamatergique, certaines
molécules présentent des propriétés
“neuroréparatrices”, entraînant
une relance de la neurogenèse, une augmentation
des ramifications dendritiques et des connexions synaptiques,
l’ensemble de ces phénomènes aboutissant
à une restauration du volume de l’hippocampe
dans les modèles de stress. |
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