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| Quelle place pour la psychothérapie ? |
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Les techniques d’imagerie
fonctionnelle permettent une observation « dynamique
» des modifications d’activations cérébrales.
Même si les modifications cérébrales
des psychothérapies (thérapie cognitivo-comportementale
(TCC) et thérapie interpersonnelle) sont moins
documentées dans la dépression que l’effet
des chimiothérapies, certaines données
sont disponibles. |
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Au niveau préfrontal, après
un traitement jugé efficace, une augmentation
du métabolisme a été rapportée
dans certaines études alors qu’une diminution
a été rapportée par d’autres
équipes. Une équipe californienne a comparé
le métabolisme cérébral régional
de 14 patients déprimés traités
par thérapie interpersonnelle, 10 patients déprimés
traités par IRS et 16 témoins. Alors que
dans la majorité des études un hypométabolisme
au niveau du cortex préfrontal est décrit,
se normalisant après la rémission des
symptômes dépressifs, cette équipe
a retrouvé un hypermétabolisme préfrontal
initial se normalisant après traitement par IRS
(inhibiteur de la recapture de la sérotonine)
ou par thérapie interpersonnelle.
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De plus, des différences
d’activation importantes entre les traitements
pharmacologiques et traitements psychothérapiques
ont été décrites. Une équipe
canadienne, chez 14 patients déprimés
traités par TCC et 13 patients déprimés
traités par IRS, a trouvé des résultats
opposés entre psychothérapie et chimiothérapie
au niveau du cortex préfrontal (diminution avec
TCC, augmentation après un traitement par IRS)
et des régions limbiques (augmentation après
TCC et diminution avec la IRS). |
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Même si l’effet des
psychothérapies sur le fonctionnement cérébral
est difficile à objectiver dans la dépression
du fait de l’hétérogénéité
des patients, des formes de psychothérapies et
du petit nombre de patients étudiés, ces
résultats sont intéressants. En effet,
leur hétérogénéité
est compatible avec l’hypothèse selon laquelle
les traitements de la dépression sont sous-tendus
par des mécanismes d’action différents
et passeraient par un mécanisme d’équilibre
corticolimbique pouvant s’obtenir selon des voies
différentes d’activation (corticocorticale,
corticolimbique, limbosubcorticale) mais qui certainement
à plus long terme aboutit à une normalisation
et un retour à l’état d’équilibre. |
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