Le cerveau des « super-aînés » vieillit moins rapidement

Avr 27, 2017 par

Il est admis que les capacités du cerveau humain, et notamment les fonctions cognitives, décroissent avec l’âge. Néanmoins, il s’avérerait que cette décroissance des capacités intellectuelles soit différente entre nos ainés. Nos « super-aînés », d’âge supérieur à 80 ans verraient leurs capacités cognitives diminuer moins rapidement …

cerveau aines senior

La baisse des capacités cognitives, un phénomène naturel …

Une étude scientifique, menée par A.Cook, de l’Université Northwestern, souligne que le cortex cérébral serait plus épais chez les personnes de plus de 80 ans que celui des individus d’âges compris entre 50 ans et 80 ans.

Le cerveau est constitué de deux hémisphères : l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche. Chacun de ces hémisphères est recouvert d’une « matière grise ».

Cette dernière permet entre autres la mise en œuvre des fonctions cognitives liées à la mémoire, la pensée, la vision, etc. L’épaisseur de cette substance grise est variable d’un individu à l’autre. C’est elle qui détermine la capacité cognitive de chaque être humain.

L’âge, et donc le vieillissement, est généralement synonyme d’un déclin des fonctions cognitives. Ce déclin ne semblerait cependant pas proportionnel à l’âge …

« Super-aînés », « Super-cerveau » ?

Les recherches se sont focalisées sur l’épaisseur du cortex cérébral chez des personnes de 50 à 60 ans et sur celui de personnes âgées de plus de 80 ans, autrement appelés « super-aînés ».

L’étude a été menée sur 24 personnes âgées de plus de 80 ans et 12 individus ayant un âge compris entre 50 et 60 ans, pendant 18 mois. Les chercheurs ont pu effectuer des examens d’imageries médicales, afin d’évaluer l’évolution de leur cortex cérébral.

Les résultats furent pour le moins surprenants. En effet, chez les participants âgés de moins de 80 ans, la diminution de la matière grise était de 2,24 %.

Sur la même période, la réduction de celle des « super-aînés » n’était que de 1,06 %. Soit un déclin visible de près de deux fois moins importants pour nos « super-aînés » !

Cette « résistance au déclin » serait notamment due à une activité quotidienne et persistante de ces personnes. Mais également à une hygiène de vie leur permettant de maintenir une qualité de vie optimale. Suite à ces premières études, d’autres verront sans doute le jour dans le but d’identifier les facteurs biologiques impliqués dans ce phénomène…

Aucune méthode médicale, ou encore traitement, ne permettent encore de conserver le volume de la matière grise.

Mais une chose est sure, il ne s’agit pas d’un miracle. Une bonne hygiène de vie, une alimentation saine ainsi qu’une activité physique adaptée et quotidienne, sont la clé pour préserver un bon état de santé général.

Delphine.W., Ergonome spécialisée en Santé au Travail.

Delphine W.
Étudiante ergonome spécialisée en santé au travail.
Spécialiste dans la santé, le bien-être et l’adaptation de l’environnement de travail à l’Homme.
Passionnée par le sport, intéressée par la cuisine et captivée par l’écriture.
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