Formes de plasticité Plasticité physiologique Plasticité post-lésionnelle


Formes de plasticité

Il est possible de distinguer deux formes de plasticité :

  1. La première forme, qui pourrait être qualifiée de physiologique, peut se manifester indépendamment d'un contexte pathologique et correpond à un procesus d'adaptation du système soumis à l'influence de facteurs environnementaux, génétiques ou épigénétiques.
  2. La seconde forme de plasticité est plutôt mise en oeuvre en réponse à une lésion ou à un processus lésionnel et comporte par nécessité une réorganisation des interactions neuronales, afin de préserver au mieux les capacités fonctionnelles du système.


Plasticité physiologique

  1. La neurogenèse secondaire, les modifications structurales des neurones ou des circuits neuronaux et les adaptations synaptiques structurales ou fonctionnelles représentent les principales modalités de la plasticité physiologique développementale en réponse à des stimuli physiologiques.


Plasticité post-lésionnelle

La plasticité "post-lésionnelle" est par nature plus spécifiquement dépendante non seulement de l'âge, mais aussi de l'étendue des lésions et du degré de développement de la structure impliquée, ainsi que des stimulations fonctionnelles qu'elle peut recevoir, en tenant compte de la notion de période critique durant laquelle les stimulations restent opérantes.

Trois processus seraient mis en oeuvre dans le cadre des récupérations de fonction. Il s'agit :

  1. soit directement de mécanismes de réparation des circuits neuronaux,
  2. soit de phénomènes de substitution activant des systèmes normalement non utilisés ou sous-utilisés,
  3. soit encore de processus de compensation correspondant au rétablissement progressif du degré de fonctionnement "normal" de structures placées sous l'influence de la région lésée et transitoirement inactivées.

Au niveau cellulaire, les mécanismes intervenant dans les récupérations post-lésionnelles sont :

  1. la réorganisation des afférences par bourgeonnement axonal ("sprouting") et synaptogénèse réactionnelle,
  2. l’adaptation neuronale compensatoire par suractivation des afférences préservées et prolifération des récepteurs post-synaptiques par hypersensibilité de dénervation, changements phénotypiques réactionnels.